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Le Décodage Biologique (Christian Flèche)

Un réajustement au réél : la maladie.

Nous allons aborder la question de la santé, au regard des travaux ayant trait au "décodage biologique des maladies".

Un nouveau paradigme

Je voudrais souligner d'emblée que le décodage biologique des maladies repose sur un paradigme de base nouveau, autrement dit un nouveau système de pensée, de croyances, une autre manière d'aborder la question de la maladie.

En effet, chacun de nous pour se soigner se réfère à certaines croyances : certaines sont relatives aux minéraux, d'autres aux massages, à l'énergie, au chanvre… ou à tout autre chose.
Pendant des siècles, il y avait des croyances très répandues selon lesquelles la maladie vient du diable, d'une possession, ou comme une épreuve envoyée par Dieu pour sanctifier ses fidèles. Ou encore, pour d'autres, que la maladie vient des étoiles, du sol (avec la géobiologie), de la nourriture, plus récemment de la génétique, etc.

Il y a beaucoup de croyances, beaucoup de formes de pensée sur lesquelles nous nous appuyons pour recouvrer la santé.
Mais au fond, que l'on utilise des antibiotiques, de l'homéopathie, des fleurs de Bach ou des minéraux, tout le monde est au moins d'accord sur un point : il faut combattre la maladie, la maladie est mauvaise. Et c'est sur cette idée que reposent ces croyances.
Il existe ainsi de nombreuses propositions, tout à fait passionnantes et utiles, lorsqu'elles amènent de la santé et de la conscience, mais comment s'y retrouver dans toutes ces propositions, dans toutes ces hypothèses ? Quel chemin emprunter ?

Celui qui est le mien, auquel je me suis intéressé depuis plusieurs années, ce n'est pas le courrant psychologique, l'origine psychologique de la maladie, mais c'est le fondement biologique. C'est pour cela que l'on parle de "décodage biologique des maladies".

L'originalité du décodage biologique des maladies, repose donc sur un changement de paradigme que l'on pourrait formuler, en faisant écho à la pensée de C.G. Jung, en disant :

"Nous ne sommes pas là pour guérir de nos maladies, mais nos maladies sont là pour nous guérir".

C'est quelque chose d'extrêmement provocateur ! Lorsque quelqu'un souffre terriblement dans son lit, quand quelqu'un a un rhumatisme depuis plus de vingt ans, etc., c'est très provocateur. Il s'agit donc de bien comprendre ce que nous entendons par là.
Tout comme l’institution ! est-elle pour nous ou contre nous ? et les examens, les interrogations écrites, les politiciens, l’armée, les maires, pour nous ou contre nous ? la justice, la police, pour ou contre nous ? et nos maladies, notre corps : sont-ils pour nous ou contre nous ?

De l'action à la réaction

Nos maladies sont là pour nous guérir… Mais nous guérir de quoi ?
De quelque chose qui est caché, invisible, inconscient. D'un choc émotionnel bien précis, mais tombé dans l'oubli.

Par exemple, si j'ai la peau toute rouge, brûlée, cela a beau être le soir, 22h, 23 h, minuit, la cause m'est connue : j'ai passé la journée en plein soleil. Je peux facilement faire un lien entre la cause et l'effet, entre le soleil et la brûlure, ou le bronzage sur ma peau.

Le problème avec la maladie, c'est que la cause s'est cachée. Et nous ne voyons toujours que la réaction. Dans cet exemple, la réaction c'est le bronzage, mais même loin du soleil, on reste encore bronzé. De la même façon, on va tousser, faire une sclérose en plaques ou d'autres pathologies même si on est loin du choc émotionnel.


Le bronzage est un codage :
La peau subit une action, l’ensoleillement, auquel suit une réaction : le bronzage. Toute maladie suit ce processus. Elle est une chance supplémentaire d'adaptation face à un événement extérieur qui nous place dans la surprise et auquel il s'agit de s'adapter.

Si je vois quelqu'un vomir, je vois une réaction. Je ne vois pas forcément la toxicité du champignon ou de l'huître pourrie qu'il a ingérée une demi-heure auparavant. Je le vois en train de vomir, c'est la réaction. Ce symptôme est une réaction de survie, comme de bronzer. Cela est bien en soi. On vomit afin de survivre, on bronze afin de s'adapter, de ne pas brûler.

Quel rapport y a-t-il avec la maladie ? Quel rapport y a-t-il avec quelqu'un qui a un cancer ou un ulcère à l'estomac ?
Il s'agit en réalité d'un phénomène connexe répondant à une loi fondamentale selon laquelle notre cerveau biologique ne peut pas faire, ne sait pas faire et ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire. Entre une huître pourrie dans l'estomac, et une phrase inacceptable, une "situation indigeste".

Chacun peut en faire l'expérience : imaginez avoir une tranche de citron sur la langue, dont le jus coule entre vos dents, chatouille vos gencives, se promène au fond de votre gorge… La seule idée de mordre dans cette tranche de citron commence à faire saliver certains, à être un peu désagréable pour d’autres. Pourtant, vous n'avez rien dans la bouche ! Lorsqu'un enfant joue à sa play-station avec un logiciel de James Bond, il est James Bond, il est dans cet imaginaire-là, il transpire des mains, halète, se passionne. Il est dans le virtuel, dans l'imaginaire.

C'est la même chose qui se passe au niveau de notre biologie. L'idée d'être sali et le fait d'être sali est décodé de la même façon par le cerveau. C'est le fondement psycho-biologique des choses. C'est la biologie, qui fabrique plus de peau là où il y en a besoin, qui entraîne nausées et vomissements là où c'est utile, ou qui va créer de la diarrhée si le ressenti est celui d'une "salôperie" indigeste :
soit réelle - parce qu'il y a quelque chose que l'on refuse de digérer ,
soit virtuelle - parce que l'on nous a dit ou fait quelque chose d'inacceptable, ou que l'on se trouve dans un pays étranger dont on n'arrive pas à accepter la culture, les us et coutumes… C'est alors notre corps qui exprime la solution, biologique, qui est : puisque l'on m'impose quelque chose, je vais l'éliminer de cette façon-là.

Exemple clinique

Voici une première histoire, réelle, celle d'une femme de 35 ans à qui l'on a annoncé que son fils de 6 mois était autiste. Le soir même, elle s'est mise à produire abondamment du lait, des deux seins. Son ressenti à ce moment-là était : il faut que je m'occupe de l'autre. En soi, c'est inutile : ce n'est pas parce qu'elle fait du lait que cela apportera une solution au problème de son fils. Mais notre biologie met en route un programme d'adaptation par rapport à ce que l'on ressent. Si le ressenti est : mon enfant est en danger, il a besoin de moi, la solution biologique archaïque, archétypale, c'est de faire du lait. Ce n'est pas de faire un ulcère à l'estomac.

Le ressenti est la pierre angulaire, la pierre de touche fondamentale. C'est l'articulation entre l'événement extérieur et la réalité intérieure.
Imaginons que lorsqu'on lui annonce que son fils est autiste, cette femme réagisse en disant : Et alors, où est le problème ? Ça n'a aucune importance…
À ce moment-là, ça ne rentre pas dans la biologie. S'il n'y a pas de problème, il n'y a pas besoin de chercher une solution, ni d'exécuter un programme d'adaptation.

L'important est donc le ressenti à l'instant du choc. Encore une fois, ce n'est pas de la psychologie, ni de la psychanalyse. Nous sommes là dans le biologique. Il y a une situation qui est là. Il faut bien comprendre que du point de vue de la biologie, pour cette mère, l'autisme du petit ne correspond à rien. Ça n'existe pas pour la biologie, cette phrase : mon fils est autiste. Mais ce qui existe, ce sont des ressentis en termes de souillure, en termes de séparation, de rancœur, de manque, de danger… À chacun de ces mots, de ces ressentis, correspond un organe. La pertinence de cette démarche vient justement de décoder chaque cellule, chaque organe. Car chaque partie de nous est une fonction biologique de survie.
Cela signifie que selon son ressenti à l'annonce du diagnostic, ce seront des organes différents qui pourront être touchés. Imaginons qu'elle vive cet événement comme un conflit de peur bleue, de terreur : il y a un organe dont c'est la fonction réelle, le larynx, qui a pour fonction d'appeler à l'aide, au secours. Maintenant, si elle se dit : il est autiste, je n'aurai plus de contact avec lui… C'est alors l'épiderme qui est touché, car c'est lui qui s'occupe du contact avec le monde extérieur. Les conflits de séparation touchent l'épiderme.

Si je dis de manière provocatrice que ce n'est pas psychologique, c'est parce que cela se réfère directement à notre biologie. Et c'est notre quotidien… J'ai rendez-vous à tel endroit pour une conférence, nous sommes assis les uns à côté des autres, il fait très chaud, je manque d'espace… et puis je manque d'air, je ne me sens pas bien… Quelle peut être ma solution biologique ? Non pas intelligente, mais biologique ? C'est de creuser mes bronches pour avoir plus d'espace.
En revanche, si le fait qu'il y ait beaucoup de monde derrière moi me fait peur, ce ressenti sera décodé par une autre partie du corps qui est la rétine.

Les quatre critères

L'intérêt de cette démarche est avant tout pratique et concret. Ce que je suis en train de vous rapporter vient de l'expérience, qui est devenue théorie, et non d'une théorie qui serait devenue une expérience. La démarche au départ a consisté à observer N personnes présentant un ulcère à l'estomac, et à se demander ce que ces personnes ont en commun. Ou bien, de même, de prendre N femmes ayant un problème au niveau de la glande du sein gauche, et se demander ce qu'elles ont en commun. Et ainsi, pour tous les symptômes. Qu'est-ce que cela vient dire ? Quelle est l'utilité finalement de faire une mastose, un carcinome, un adénocarcinome du sein gauche ? Qu'est-ce que la maladie, qu'est-ce que la pathologie, qu'est-ce que le symptôme apporte d'utile par rapport à la physiologie, par rapport à la norme ? En quoi est-ce intéressant ? Et pour trouver la réponse, nous avons été conduits à revenir à la fonction biologique de chaque organe.

Tous ces ressentis ont donc été découverts en écoutant simplement les gens, chacun, chacune, dans son ressenti émotionnel, biologique, c'est-à-dire dans la chose que la personne ne sait pas dire, ne veut pas dire, ou ne peut pas dire au moment du choc.
Quelqu'un est renvoyé de son travail, et le voilà qui dit à ses collègues : ce n'est rien, je m'en fiche, ça n'a pas d'importance… Cela, c'est ce qu'il affirme intellectuellement. Mais qu'est-ce qui se passe au niveau des "tripes", qu'est-ce qui se vit au fond ? Quelle est la chose qu'il ne peut pas dire ?
Nous vivons tous des chocs, des événements, des difficultés, mais pour entrer en biologie, ces événements doivent répondre à certains critères. On peut vivre des drames, et continuer de vivre sans pour autant en être malades… Et parfois un drame moins important déclenche un torticolis, un kyste à l'ovaire, ou autre chose. C'est que cet événement répond à des critères précis :
Premier critère : un événement dramatique : si c'est un choc léger, cela n'entre pas en biologie, il n'y a pas besoin de trouver de solution. Mais il faut se souvenir que ce qui peut être bénin d'un point de vue rationnel, peut avoir une énorme importance du point de vue émotionnel, affectif ;
Deuxième critère : inattendu : c'est un événement, une surprise à laquelle on n'est pas préparé ;
Troisième critère : vécu dans l'isolement ; on n'en parle pas, on ne manifeste pas son ressenti profond ;
Quatrième critère : sans solution durable satisfaisante, ingérable, donc refoulé dans l’inconscient biologique.

L'isolement

Il y a toujours ces quatre critères.
J'insiste souvent sur le troisième critère : l'isolement.
Tout le monde sait que M. Dupont a été licencié, que Mme Durand a un fils autiste… On connaît l'événement extérieur, mais au moment de l'annonce du diagnostic, du licenciement, qu'est-ce qui se vit ? Qu'est-ce qui se passe dans la personne ? Quel sens donne-t-elle à cet événement ? Et cela, c'est quelque chose qui est propre à chacun, en fonction de son histoire personnelle, familiale, de ses besoins, valeurs, croyances etc.
Je suis licencié : c'est une constatation, mais non une émotion. L'émotion qui lui est associée, peut être une dévalorisation : je n'ai plus de sens, plus de valeur à ma vie.
Or, qu'est-ce qui permet de tenir debout, d'aller de l'avant ? Ce sont d'une part nos valeurs,

et d'autres part notre squelette, nos os. À partir du moment où nous n'avons plus de valeur pour ceci ou cela, immédiatement démarre une décalcification, avec de nombreuses nuances.
Si c'est une dévalorisation :
en tant que travailleur, ce sera l'épaule droite ;
en tant que mari, l'épaule droite également (tout ce qui est social) ;
en tant que père, l'épaule gauche ;
au niveau affectif : les côtes ;
au niveau esthétique : le sternum ; etc.

À chaque os correspond une émotion, un ressenti qui n'a pas pu être verbalisée, qui n'a pas pu être entendue, qui n'a pas pu être partagée. Car ce qui n'est pas exprimé est imprimé.

Cette femme n'arrive pas à régler cette affaire ; son petit est en danger et elle veut lui donner d'elle-même ; elle n'a pas de solution puisqu'il est autiste ; elle ne verbalise même pas, elle ne parle pas de cette chose-là. Ces quatre critères étant réunis, le conflit est transmis à sa biologie à travers le cerveau - le cerveau étant l'interface entre le monde des émotions et le monde du corps. L'émotion touche une zone du cerveau précise, elle-même reliée à un organe précis, dans notre exemple : le sein, qui immédiatement va produire du lait pour cet enfant. Puisqu'elle n'a pas de solution, c'est sa biologie qui met en route une solution d'adaptation.

Exemples

Un autre cas concernant également le sein, nous aidera à bien percevoir le sens biologique. Cette histoire s'est produite il y a une vingtaine d'années, au large des côtes Bretonnes. Après une très violente tempête, des pécheurs aperçoivent un voilier démâté qui semble désert. Ils s'en approchent, se disant que les gens ont dû mourir dans la tempête. Explorant le navire, ils y découvrent un bébé, encore vivant. Or, ils étaient à une semaine du port. Un des marins (dont je ne connais pas l'histoire psychopathologique, mais il y a certainement du sens dans son histoire familiale…) dit alors : j'aurai du lait ! Et l'histoire, rapportée dans les journaux, raconte qu'il a décodé sa glande mammaire, qui est un organe au repos dont la une fonction biologique est de « donner de soi-même pour l'autre… » Et en effet il a eu du lait et a ainsi permis à cet enfant de survivre jusqu'à ce qu'ils le mènent à la maternité. Il a alors arrêté de faire du lait : cela n'avait plus de sens, plus d'utilité biologique.

Autre histoire, réelle, d'une chatte qui met au monde douze chatons. Elle a beaucoup moins de mamelles que de chatons ! Cette chatte vit avec sa propre mère, la grand-mère donc des douze petits. Et la grand-mère chatte s'est mise à faire du lait, sans avoir été enceinte. Le sens biologique, c'est bien sûr d'alimenter les petits face à ce stress qui est : ils vont mourir, il faut que je donne de moi-même. Donc elle s'est mise à fabriquer du lait.

Tout cela pour vous expliquer que selon mon hypothèse, qui vient de la pratique, de l'expérience, la maladie n'est pas là pour être battue, combattue. Elle n'est pas là comme quelque chose de méchant, comme s'il y avait dichotomie, deux personnes en chacun

d'entre nous : la personne qui est malade et celle qui est en bonne santé, l'une devant combattre l'autre. Au fond, la maladie a un message, elle a un sens, une utilité cachée… Avec l'excès, qui vient du fait que l'être humain peut être dans l'imaginaire.

On peut être dans un ressenti complètement imaginaire, comme quelqu'un qui gagne 40000 francs par mois et qui, redescendant à 35000, se dit : Oh là là, je vais mourir de faim… Ou bien quelqu'un qui passe au chômage, et qui se dit qu'il va mourir de faim, qu'il n'aura plus rien à manger… Alors qu'il sait qu'il y a des associations, des structures, et que évidemment il ne mourra pas de faim. Peu importe, il a cela dans ses neurones, dans sa biologie, et à ce moment-là il active le programme d'adaptation, le programme de survie, qui est fonction de ce ressenti : puisque j'ai peur de mourir de faim, ma solution de survie, c'est de faire du stockage de nourriture.
Et qu'est-ce qui s'occupe de cela dans la biologie ? Ce n'est pas le sein, ni le genou, ce ne sont pas les oreilles… C'est le foie. Parmi les multiples fonctions du foie, il y a le stockage du glycogène qui est l'énergie de base du corps. Il s'agit donc de stocker l'énergie, puisque je vais mourir de faim, et en vue d'une prochaine chasse il faut toujours que j'ai cette énergie à ma disposition… À ce moment-là peut démarrer un nodule, un cancer, le grossissement d'une partie du foie, qui correspond à ce sens biologique. La pathologie est là, le symptôme s'installe.

La première réaction peut être l'inconfort, la gêne, voire la peur, l'angoisse, la terreur de mourir… Ce ressenti peut constituer en soi un nouveau choc. S'il n'est pas verbalisé, s'il n'est pas exprimé, s'il n'est pas partagé, il va s'imprimer. Et puisque j'ai peur de mourir, quelle est la solution biologique ? La solution, archaïque, est de faire davantage de poumon, car dans la biologie, dans notre histoire phylogénétique d'espèce humaine, la vie est traduite en termes d'oxygène, d'air… "Le premier souffle", ou "le dernier souffle", et toutes ces expressions populaires. Donc, si j'ai peur de mourir, je vais me mettre à faire plus de poumon pour attraper plus d'oxygène, donc plus de vie, et augmenter, optimiser mes chances de survie. De là peut démarrer une tumeur des poumons par exemple. Mais on peut le vivre d'une autre façon, comme une peur de la maladie, de la nouveauté, de l’inconnu, de l’étranger, ce qui touchera plutôt les ganglions, etc.

Au fond, la maladie est secondaire à un problème premier, caché. Notre cerveau est guidé par cela. Il faut trouver une solution, il faut s'adapter au réel. Tout notre être : pensée, cerveau, émotion, corps, est orientée vers la quête d'une solution. Et comme je l'ai défini plus haut dans les critères du choc, il n'y a pas de solution. Sinon on ne biologise pas. C'est parce qu'il n'y a pas de solution que ça passe en biologie, et que la biologie trouve la solution d'adaptation, archaïque. Archaïque, car le choc nous plonge dans l'émotionnel ; il ne nous fait pas aller dans l'intellectuel.

Donc le problème étant là, nous passons dans une phase de stress, où nous cherchons une solution pour ne pas mourir, pour que l'enfant aille mieux, pour trouver du travail… mais nous n'en trouvons pas. Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Nous ne pouvons pas rester comme cela, en souffrance. Nous perdons déjà le sommeil, l'appétit, l'espoir, notre avenir, tout un tas de choses… Pour ne pas rester dans ce stress, dans cette obsession, dans ce ressenti conflictuel permanent, notre biologie trouve une autre solution d'adaptation. La solution, cela s'appelle l'inconscient.
J'ai eu un choc, je n'ai pas de solution… je mets tout cela dans mon bagage, dans mon sac à dos, dans ma mémoire. Je n'ai pas su m'adapter à cet événement-là, je le mets dans mon inconscient.

Je pense au cas d'une femme ayant perdu son bébé de quelques mois. Elle n'a pas de solution, elle n'arrive pas à parler de son émotion, de son ressenti à ce moment-là. Cela aurait été une première solution, au moins pour soulager cette "cocotte minute" émotionnelle. Elle n'a pas de solution, donc elle met ce drame, ce ressenti, de côté, dans un tiroir. Quelques années plus tard, avec son mari, elle croise dans la cage d'escalier une femme qui a accouché d'un petit bébé qu'elle porte dans ses bras. Elle salue la maman, et dix mètres plus loin son mari lui demande : tu as vu le bébé qu'elle avait dans ses bras ? Elle se moque de lui et lui dit : mais elle n'avait pas de bébé ! Qu'est-ce que tu racontes ? Pour survivre elle occulte, comme chacun d'entre nous savons le faire. Nous savons occulter des choses que nos voisins voient, entendent, ou perçoivent.
C'est une stratégie de survie : gommer, faire disparaître notre ressenti dramatique et la source de notre émotion. Simplement, cette femme s'est sentie mal tout le reste de la journée, sans faire le lien de cause à effet. Sa stratégie de survie, c'est qu'elle n'a pas envie de souffrir, donc elle met cela de côté. Mais en même temps, elle est renvoyée au niveau de son inconscient à cette blessure : elle a perdu son enfant, elle est confrontée à cette réalité.

L'histoire ne s'arrête pas là. Une fois que ce vécu passe dans l'inconscient de cette femme, elle met en place une croyance qui est qu'un enfant, un bébé, à 6 mois, ça meurt. Elle eut après ce drame plusieurs grossesses, mais à chaque fois elle fit une fausse-couche. Parce que c'est bien pour elle au niveau inconscient. Ce qui se joue dans son inconscient, dans sa réalité biologique, c'est que de toutes façons, un enfant, ça meurt. Du coup, elle devient stérile : ainsi n'aura-t-elle pas à souffrir d'une perte. Si elle fait des FIV, si elle force en quelque sorte sa biologie, elle peut arriver à une grossesse, mais l'enfant risque d'hériter de cette affaire-là. Cela veut dire que l'enfant (qui pourra s'appeler Nathalie, qui a à voir avec la naissance) a dans sa culture, dans son ambiance intérieure, cette croyance qu'un bébé, ça meurt. Alors, cet enfant, cette petite Nathalie peut prendre ce programme et être stérile à son tour.

Comment cela est-il possible ? Le Professeur Jouvet, un des grands spécialistes des rêves, et qui a découvert le sommeil paradoxal, a émis l'hypothèse que le moment du rêve est un moment de reprogrammation au niveau de la mémoire, et peut-être même au niveau génétique. Quand on rêve, il y aurait des mutations, des transformations en fonction de notre journée, de nos difficultés, de nos conflits.
Nos conflits peuvent nous hanter, se transformer par exemple en cauchemars. Au moment du sommeil paradoxal, il y aurait une reprogrammation d'une partie de nos gènes. Et lorsque l'on fait un enfant, bien sûr à partir d'un spermatozoïde et d'un ovule, il est la somme de ces gènes et il reçoit, exprime ce programme-là - dans cet exemple la stérilité.

Dans cette logique biologique, il s'agit de retrouver l'histoire familiale, dont le symptôme est la meilleure solution d'adaptation. Quand on regarde aujourd'hui un pied-noir, ou quelqu'un d'origine pied-noir, qui a vécu en Afrique du Nord, on constate qu'il est différent des Lorrains. Pourquoi ? Parce qu'il a trois ou quatre générations derrière lui d'aïeux ayant vécu en Afrique du Nord, et la solution de survie pour ces gens qui venaient de Lorraine, c'était de s'adapter au soleil. C'est ce programme qui transite et se promène de génération en génération pour la survie et l'adaptation.

Voilà donc une nouvelle présentation de la maladie comme étant riche de sens, utile, comme étant un message. Si l'on se prive de ce message, on se prive d'une partie de conscience, d'une partie de soi, d'une possibilité d'évolution, de maturation.
Plusieurs de mes patients, suite à une thérapie, que ce soit pour un cancer ou pour une autre pathologie, en ressortent plus riches, plus conscients d'eux-mêmes. On peut bien sûr utiliser toutes les autres formes de thérapeutiques pouvant soutenir la personne. L'intérêt est pour moi de mettre à jour ce non dit, de retrouver cet inconscient, cette souffrance, et une bonne fois pour toutes de s'en libérer afin d'être disponibles face au monde réel qui est autour de nous, plutôt que de gommer, d'occulter certaines choses, ou d'en amplifier d'autres.

Car dans notre façon d'être au monde, c'est là notre double stratégie :
Première stratégie : gommer des choses.
Deuxième stratégie : ajouter des choses.

La démarche que je propose est d'aller là où ça fait mal, là où on n'a pas envie d'aller, dans cet inconscient émotionnel, douloureux, difficile. Aller voir là où l'on n'a pas trouvé de solution, là où l'on n'a pas su s'adapter… On y va rarement tout seul. Et c'est bien pour cela que l'on fait le symptôme. Et c'est bien par là que passe la solution. Aller par ce chemin-là pour arriver à cette libération, à cette déprogrammation, soit dans son histoire personnelle, soit dans son histoire familiale.

Retrouver le choc

Retrouver le choc, le ressenti au moment du choc, est un élément très important de la thérapie, peut-être 50% de la guérison.
Lorsqu'une personne vient avec un problème d'éternuement permanent, ou de rhinite par exemple, l'intérêt du décodage biologique est qu'il me permet de ne pas perdre de temps, d'aller droit au but par rapport à ce conflit particulier.

Je me souviens d'une femme qui avait des éternuements irrésistibles depuis 35 ans ! Je lui parle alors du conflit du taureau et du moucheron. Cela a pris 5 minutes ! Et elle a déprogrammé en 5 minutes quelque chose qui durait depuis 35 ans. Le sens biologique de l'éternuement est qu'il y a quelque chose qui fait intrusion en moi, que je ne souhaite pas.

C'est un moucheron dans le nez du taureau. Alors, la solution biologique, c'est d'éternuer, voire d'avoir une rhinite, afin de le mettre à l'extérieur. Si la chose fait intrusion plus fortement, me pénètre, cela produit de la toux, des quintes de toux. Je lui ai juste fait part de cette histoire-là… Elle ne mit pas une heure, ni même une demi-heure à trouver son conflit. Parce que comme il s'agit de biologie, je ne m'adresse pas à sa raison raisonnante intellectuelle. Je m'adresse à son nez, à cette partie de l'inconscient qui est là, à la réalité biologique qui est là, dans cette tripolarité qui est psychisme, cerveau et corps. Je m'adresse à la fois aux neurones qui s'occupent du nez (dans le cortex temporal), je m'adresse à la muqueuse, et je m'adresse à ce ressenti qui est : je ne veux pas que l'autre fasse intrusion. Immédiatement elle me confie qu'elle adore son mari, mais qu'il empiète souvent dans sa cuisine. Il y fait intrusion, mais elle ne dit rien parce qu'elle l'aime et qu'elle ne veut pas le vexer. Mais c'est son territoire. C'est sa cuisine. Simplement il soulève les couvercles : qu'est-ce que tu me prépares là de bon ?, et c'est tout. Elle pourrait être flattée, mais elle le vit de cette façon-là. Tout le reste de la maison, c'est à toi, mais pas la cuisine. Mais elle ne le dit pas. Donc elle l'intériorise, elle le biologise. En en prenant conscience, elle a éclaté de rire, et ces éternuements se sont arrêtés immédiatement. Le fait de retrouver le ressenti a été libératoire pour elle.

Quand on trouve vraiment l'événement causal, l'origine, souvent cela suffit pour guérir. Il arrive que l'on ait du mal à le retrouver. La PNL, l'hypnose, sont des outils qui nous permettent de retrouver le conflit enfoui. Mais de toute façon, je dirais que c'est simple à trouver, parce que même si l'origine semble perdue, en réalité rien n'est perdu. Le symptôme, c'est finalement de l'inconscient cristallisé.
Quand je rencontre quelqu'un qui a un symptôme quel qu'il soit, je sais qu'il y a de l'inconscient, de l'émotion qui est cristallisée là, sous forme d'une pathologie. Comme je connais le décodage pour chaque organe, j'exprime ce ressenti. Je le verbalise ou, mieux, je le fais verbaliser, dans l'émotion. Cette histoire de l'éternuement que je viens de rapporter, ne rencontrera aucun écho chez ceux qui n'ont pas ce conflit. Mais si parmi vous il y en a qui ont des problèmes d'éternuement, ou de la rhinite, immédiatement cela va leur faire penser à quelque chose.

Voici une autre histoire qui a été aussi fulgurante :
C'est un homme qui se lève, plusieurs fois par nuit pour aller aux toilettes. Il n'a pas de problème de prostate, il fait juste quelques gouttes… Et cela dure depuis 25 ans, en fait depuis qu'il a emménagé dans cet appartement. Et le voisin du dessus, toutes les nuits se lève, met un morceau de musique, et va se recoucher. Son ressenti, c'est que le voisin passe les limites de son territoire. Quel est l'organe qui est la solution de cela ? Il n'y en a pas cinquante, il n'y en a qu'un : c'est la vessie, dans le monde animal et humain, qui permet de marquer les limites de son territoire. C'est ce qu'il ressent de manière inconsciente, biologique, puisqu'il n'a pas de solution. Il ne va pas déménager. Comme il est poli, il ne va pas uriner dans les couloirs ou autour de son lit, cela ferait désordre, il va aux toilettes… Mais c'est bien ce programme-là qu'il exprime. Il en prit conscience, et cela fut terminé. À tel point que la semaine suivante, il se dit : je ne peux pas y croire, c'est trop hallucinant. Alors avant de se coucher un soir, il but trois verres d'eau… et dormit très bien. Le lendemain matin, il s'est réveillé avec une vessie bien pleine. Pour lui, le fait d'entendre ce ressenti, de retrouver l'événement, a été suffisant.
Ceux qui ont des problèmes de cystites : laissez rentrer en vous, non pas intellectuellement, mais corporellement, la notion que « l'autre empiète dans mon territoire ».
Parfois, comme je le disais, la prise de conscience représente 50% du résultat. Parce qu'il peut y avoir, derrière le ressenti, une croyance. Je pense que quand il y a un choc, ou même pour qu'il y ait choc, il faut qu'il y ait une croyance. Par exemple une croyance qui est que ce voisin veut empiéter chez moi, me prendre ce bien précieux que j'ai acheté.

Voici l'exemple d'une femme qui a été agressée et violée, et qui fait un conflit de souillure sexuelle, avec la maladie qui apparaît : un mélanome au niveau de la vulve. Elle traite cela, et se libère de l'émotion. Elle retrouve l'événement, mais elle n'a pas traité la croyance. Et 20 ans plus tard, elle est célibataire, sans enfants, parce que dans sa croyance, les hommes, ça n'amène que du négatif. C'est une croyance qui est venue à cet instant, mais qui était peut-être en préalable quelque part dans son histoire. Donc, là il s'agit de premièrement retrouver cet événement, d'énoncer le ressenti, puis de travailler sur la croyance.

J'ai eu une patiente pour qui c'était le contraire : elle n'arrivait pas à uriner. J'ai cherché avec elle, dans son histoire. Moi je ne sais rien, c'est la personne au fond qui a toute son histoire, et c'est elle-même qui se guérit… Elle me raconte qu'elle a divorcé il y a quelques mois. Elle ne supportait plus son mari, elle est partie. Elle a trouvé un petit appartement coquet, mignon, elle a décidé de la décoration… Elle était contente d'avoir divorcé. C'était important pour elle de marquer son territoire différemment du mari. Elle fit donc appel à une entreprise pour les travaux, les peintures, etc. Et ne voilà-t-il pas que son mari, qui était au chômage, s'était fait embaucher par cette entreprise ! Donc il se retrouvait à l'intérieur de son territoire. Elle ne pouvait pas uriner autour, puisqu'il était à l'intérieur : elle n'avait pas envie d'enfermer son ex-mari à l'intérieur ! Le fait de prendre conscience de cela, puisqu'on est pour ainsi dire dans du virtuel et de l'archétypal, lui a permis de se libérer de cette affaire-là.
Il faut voir le sens qu'elle donne à cet événement. Une autre femme dans la même situation, pourrait le vivre tout autrement, par exemple en termes de vengeance : tu es mon esclave, c'est moi qui vais te payer ! Elle peut (aussi !) le vivre de manière positive. Les mamans d'autistes ne font pas toutes des mastoses ou des cancers du sein. Quel sens donne-t-elle à cela ? Et cela, encore une fois, dépend de chacun.

Autrement dit, il y a l'événement, auquel on donne un sens, qui crée une émotion. Celle-ci, traduite en biologie, passe dans le cerveau qui donne l'ordre à l'organe, soit de creuser (type ulcère à l'estomac, si c'est une agression), soit de faire de la masse (par exemple si c'est une séparation, il s'agit de remplir, de combler). Dans le moment du choc, dans cet événement, on a toutes les informations.

Je disais tout à l'heure, que l'information n'est jamais perdue. Même si cela remonte à plusieurs générations en amont. Parce que le symptôme étant cet inconscient cristallisé, cet inconscient émotionnel, la personne est en contact avec l'événement oublié. Par l'hypnose, la relaxation, ou simplement la permission en toute sécurité d'être soi-même et de lâcher ses émotions, nous pouvons y accéder de manière assez simple. Cela implique une relation thérapeutique de confiance, de la permission, de la sécurité. Quelque part, la personne ne demande que cela. Mais en même temps, elle a peur de se laisser aller dans l'émotion.
Puis, travailler sur le sens, sur les croyances. Pour cela, on peut utiliser des outils psychologiques, pour voir ce qui fait que l'on a donné ce sens. Là encore, c'est la personne qui a la réponse.

Un symptôme peut être lié à quatre ou cinq drames. Il peut y avoir plusieurs causes qu'il faut alors déprogrammer une à une.
La chose étant exprimée, la maladie n'est plus imprimée. Il peut ainsi y avoir des guérisons immédiates, d'autres qui mettent plusieurs semaines, plusieurs mois, selon toutes les articulations possibles.

Exemple : un cancer du placenta

Une femme est venue avec un cancer du placenta. Je n'avais jamais vu ça, je n'avais pas cela dans mes plaquettes non plus. Mais elle, elle a eu le conflit, puisqu'elle a le symptôme, la solution d'adaptation. Cette solution, il nous faut la chercher, non pas dans mon savoir, dans mes neurones, mais en elle. Nous gagnons ainsi du temps et de l'énergie. Nous avons donc recherché quel avait été le choc le plus important de son histoire, quelques mois avant l'apparition du symptôme. Qu'est-ce qui s'était passé pour que cette femme fasse un cancer du placenta ? En fait, elle avait eu plusieurs fausses-couches. Donc dans son inconscient il lui fallait surprotéger un enfant à venir. Mais maintenant, son mari ne voulait plus avoir d'enfant, donc la maison était vide. Et elle, était toujours en train de préparer, d'accueillir et de sur-accueillir un enfant, de sur-protéger un enfant. Elle fit donc un cancer, un épaississement (un trophoblastome chorio épithélioma du placenta). C'était son histoire à elle, c'est ce qu'elle voulut travailler, et c'est ce qu'elle libéra et qu'elle put guérir spontanément une fois qu'elle eut déprogrammé cette affaire-là, qu'elle prit conscience dans l'émotion du lien de cause à effet entre ce drame et son symptôme.

Les perturbations comportementales ; les angoisses.

J'ai évoqué brièvement la triade psychisme-cerveau-organe. L'événement (par exemple une personne coincée dans un ascenseur), prend un sens ; ce sens crée une émotion qui devient un ressenti biologique. C'est le trajet psychisme Þ cerveau Þ organe. Si c'est une "peur par derrière", cela ira jusqu'à la rétine des yeux ; si c'est une peur frontale, cela ira au niveau des ganglions ou des canaux de la thyroïde ; si c'est une terreur, cela touchera le larynx… Selon aussi la modalité de la peur : si le danger est en moi, cela touchera les alvéoles pulmonaires ; si c'est une menace dans mon territoire, ce seront les bronches, etc. Tout cela se produit lorsque l'émotion va jusqu'au corps, se "biologise".

Ceci dit, il y a des gens chez qui ce trajet s'arrête au niveau du cerveau. Ils font des tumeurs au cerveau, des migraines, des céphalées. C'est une façon de le vivre cérébrale.
Il y a aussi une façon de le vivre psychique. Dans mon livre , j'appelle cela les "émaillages", et cela donne des troubles du comportement, des angoisses, des phobies etc.
Une personne se trouve coincée dans un ascenseur : elle peut le vivre en termes physiques : je veux sortir mais je ne peux pas sortir ; je suis obligé de rester là mais je veux aller à l'extérieur (sclérose en plaques), ou en termes d'impuissance (canaux de la thyroïde) ; d'urgence (glande thyroïde) etc.
Mais elle peut aussi le vivre uniquement en termes comportementaux, s'il y a un deuxième choc. Ce sont deux drames indépendants qui se mêlent. Ainsi, si la personne porte deux chocs biologiques actifs, sa survie va être d'économiser le corps. C'est un premier critère. C'est le même système que pour les maladies physiques.

Exemple : j'ai peur pour mon petit (émotion) Þ cervelet (cerveau) Þ glande du sein gauche (organe) ; et puis, en plus, j'ai peur pour mon mari, parce que d'avoir un enfant autiste, ça le déprime (émotion) Þ cerveau Þ sein droit (organe). Je me trouve avec deux drames, qui peuvent être indépendants, deux problèmes, deux couleurs émotionnelles. Mais ces deux peuvent pour ainsi dire dialoguer, se mêler, se rencontrer dans un nouveau ressenti. Je vais alors peut-être me retrouver, non pas avec du rouge (j'ai peur pour mon petit), ni avec du jaune (j'ai peur pour mon mari), mais avec de l'orange, quelque chose de nouveau, une harmonie, un mélange.
Si l'on compare cela avec la chimie, prenons des atomes d'oxygène d'un côté, des atomes d'hydrogène d'un autre côté, ce sont bien des atomes différents. S'ils se rencontrent dans certaines conditions, ils forment autre chose qui n'est ni l'un ni l'autre : une molécule d'eau.

Dans les symptômes d'angoisse, je cherche au moins un conflit de terreur, de peur, et un deuxième conflit en fonction du type d'angoisse : est-ce que c'est le fait d'être seul, ou au contraire d'avoir plein de monde autour de vous, qui vous angoisse ? Il faut chercher le deuxième événement. Si le premier est toujours une peur, le deuxième peut être une colère, un conflit de séparation, ou autre chose. Et si vous vivez tout cela en mariage, en nouveauté, ces deux conflits se rencontrent, se combinent et donnent des troubles du comportement, des névroses, ou même des psychoses s'il y a non plus deux mais trois drames biologiques qui mobilisent la conscience et l'esprit. En plus, il faut également être attentif à d'autres réalités comme l'histoire familiale, les secrets de famille, les cycles de vie, qui souvent s'expriment dans ce type de pathologies.

Une personne se plaint des dents (caries)

Ch. Flèche : - Est-ce que vous avez le droit d'être agressive ?
Réponse : - Non, mais j'en ai envie !

Commentaire :

- C'est cohérent ! Si vous vous refusez le droit d'être agressive, pourquoi avoir des dents ?
Il faut revenir au sens biologique. Les chiens par exemple, par rapport aux loups, commencent à avoir des problèmes de gencives. On leur donne de la pâtée, ils ne mordent pas, donc pourquoi avoir des dents ? Ce n'est pas psychologique, c'est biologique.
De même certains enfants n'ont plus leurs molaires : à quoi bon ? Si vous vous refusez l'agressivité, si vous avez peur de faire du mal à l'autre, vous vous faites du mal à vous. Il y a donc d'une part le codage biologique (le refus de l'agressivité) ; mais en amont de cela il y a un sens, une croyance, qui est peut-être : je n'ai pas le droit d'être agressive, parce que l'autre va être malheureux à cause de moi ; une culpabilité, ou quelque chose de cet ordre.


Les métastases

Différents cancers correspondent à différents conflits. Je ne parle pas de métastase. C'est un choix personnel, je préfère parler de différents conflits.
Si un bateau prend l'eau par cinq endroits, il y a eu cinq trous, par exemple cinq coups de hache dans la coque. Ce n'est pas parce que quelqu'un met un coup de hache à un endroit de la coque, que la hache va rebondir et taper de l'autre côté. Maintenant, il est possible que mon bateau ait une fragilité générale, par exemple que je sois quelqu'un qui dit que tout va bien, que je n'ai pas de problème…

Pour chaque cancer, il faut chercher les conflits particuliers, les événements.
D'autant plus, si leur apparition s'étale dans le temps : qu'est-ce qui s'est passé entre temps ?
Quel nouveau drame a été vécu ? Il faut prendre le temps sérieusement de rencontrer chaque symptôme.


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